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Jeux de guerre dans le Donbass et en Syrie - À l'approche des élections américaines, les néoconservateurs en panique veulent affronter la Russie

L'accord de désengagement signé le 21 septembre entre l'Ukraine et les deux républiques populaires du Donbass semblait augurer d'une amélioration de la situation. Mais comme pour confirmer les doutes qu'avait exprimé un député de la République Populaire de Donetsk (RPD), il n'aura pas fallu trois jours avant que l'Ukraine ne tombe le masque et recommence à bombarder la RPD.

Ainsi, dans la nuit du 24 au 25 septembre, l'armée ukrainienne a tiré à 130 reprises sur le territoire de la République Populaire de Donetsk, dont 35 obus d'artillerie de 122 mm rien que sur la zone de l'aéroport.

Du côté de la République Populaire de Lougansk (RPL), la situation n'est guère meilleure, puisque hier c'est un drone chargé d'explosifs, volant en plus dans un couloir de vol habituellement utilisé par les drones de l'OSCE, qui a été stoppé par la milice populaire. Ce drone qui se dirigeait vers la ville de Lougansk semble donc avoir eu pour but de mener une action terroriste contre les civils en plein cœur de la capitale de la RPL.

Rajoutons à cela le vote du Sénat américain concernant l'autorisation de fournir des armes létales à l'Ukraine, qui met encore plus d'huile sur le feu, et le cocktail ukrainien commence de plus en plus à ressembler à un cocktail Molotov déjà allumé.

Mais pour comprendre ce qui se passe localement, il faut prendre de la hauteur et regarder ce qui se passe directement au niveau du marionnettiste : les États-Unis.

Alors que l'échéance des élections présidentielles approche, Hillary Clinton est désormais en mauvaise posture. Car en plus de traîner des casseroles sans fin derrière elle, voilà maintenant que son état de santé déclinant entame encore plus ses chances de gagner, donnant de plus en plus la sensation que Donald Trump (qui n'est pas pour un affrontement avec la Russie) pourrait bien gagner cette élection. Cette idée à elle seule donne de l'urticaire aux néoconservateurs, qui sont prêts à tout pour continuer leurs petits jeux de guerre qui leur rapportent gros.

Quitte pour cela à attaquer frontalement la Russie sans se soucier plus de deux secondes des conséquences catastrophiques que cela aurait pour leur pays, sans parler du reste du monde.

Et pour arriver à leurs fins, quoi de mieux que d'aller provoquer la Russie sur deux fronts : le Donbass et la Syrie. Après le bombardement soit-disant « accidentel » des troupes de l'armée syrienne à Deir-Er-Zor par la coalition menée par les États-Unis, puis les propos insultants et méprisants de Samantha Power à l'ONU concernant la convocation en urgence du Conseil de Sécurité de l'ONU par la Russie, les USA et leurs sbires en panique continuent dans leur lancée en quittant la salle du Conseil de Sécurité (convoqué cette fois à leur demande après le lancement de l'offensive de l'armée syrienne contre les terroristes à Alep) lors de la prise de parole du représentant syrien. Si vous cherchiez la définition du mot malotru, vous en avez là une parfaite illustration.

Un comportement qui s'explique par le fait que non seulement les États-Unis et leurs affidés n'arrivent pas à leurs fins en Syrie, ni en Ukraine, mais qu'en plus maintenant la Russie dévoile ouvertement au monde entier leurs turpitudes et objectifs réels, bien loin des envolées lyriques droits-de-l'hommistes de nos va-t-en-guerre occidentaux.

Il faut dire que la Russie, dont la patience est semble-t-il arrivée à bout, a décidé de mettre le nez des Américains et de leurs vassaux dans la merde qu'ils ont eux-mêmes créée. Finie la diplomatie et les propos sous-entendus, cette fois à l'ONU, le représentant russe, Vitali Tchourkine, a dit de manière directe et sans ambages ce que toute personne correctement informée sait, à savoir que ce sont les États-Unis qui sont responsables de la crise syrienne et qui arment les groupes terroristes qui se trouvent dans la partie Est de la ville d'Alep.

Partis dans leur délire, en pleine panique devant l'échec de leurs plans, et ayant totalement perdu pied avec la réalité, les néoconservateurs se sont donc lancés dans une course contre la montre pour entraîner la Russie et le monde entier avec dans une guerre dont ils pensent tirer les marrons du feu comme à l'accoutumée.

Ils vont donc pour cela attiser le feu d'une Ukraine déjà morte sur le papier mais qui n'a pas encore réalisé qu'elle l'est, et de la Syrie, afin de provoquer suffisamment la Russie pour obtenir la réponse recherchée : la guerre ouverte. Et tant pis si le monde entier doit sauter pour satisfaire les ambitions délirantes de quelques néoconservateurs en quête d'un peu plus d'argent et de pouvoir qu'ils n'en ont déjà...

Christelle Néant

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Comments: 2 Comments

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Comments

  • Comment by Catherine on 26 Sep 2016

    Bonjour,

    Et oui, Killary est en mauvaise posture, cella dit, je ne pense pas que Trump soit un moindre mal, il faut écouter ce qu'il disait sur l'Irak.... Aux USA, les gens coincés entre ces deux fous furieux sont au plus mal.

  • Comment by gobert christophe on 26 Sep 2016

    en effet si killary clito n passe c'est le merdier integral confirmer , comme presque partout pour savoir qui vas "gagné"faut consulté les loges , ah mais je suis con c'est pas pour les sans dents

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