1

Mort d’une jeune fille de 15 ans à Jeleznoye - Les autorités ukrainiennes essayent (pitoyablement) de cacher leurs crimes

Daria Kazemirova

Hier, 28 mai, les médias ukrainiens ont publié une information selon laquelle une jeune fille de 15 ans, Daria Kazemirova, était morte à Jeleznoye (zone du Donbass occupée par l’armée ukrainienne) suite à un bombardement des forces armées de la République Populaire de Donetsk (RPD), mené avec de l’artillerie de 122 mm.

La RPD a nié toute implication de ses forces armées dans cette mort, car les soldats stationnés en face de Jeleznoye respectent le cessez-le-feu et n’utilisent pas d’armes lourdes interdites par les accords de Minsk sauf cas d’extrême nécessité (pour repousser une attaque).

Or depuis les attaques ukrainiennes de la semaine passée, la situation est relativement calme à Gorlovka. Rien donc qui justifierait l’emploi d’armes lourdes par l’armée de la RPD.

De prime abord il peut donc sembler qu’on se retrouve devant un cas où deux propagandes s’affrontent, avec la parole de chaque partie pour seule preuve.

Sauf que… La télévision ukrainienne n’a pas pu s’empêcher d’aller interviewer la grand-mère de Daria, chez qui elle se trouvait au moment de sa mort.

Et la grand-mère est tout sauf stupide ou sénile. Comme tous ceux qui vivent à proximité de la ligne de front, elle sait où sont les positions de chaque armée, la distance entre ces dernières et sa maison, et le temps qu’il faut à un obus pour parcourir cette distance.

Carte de Jeleznoye

Les positions de l’armée de la RPD sont à 3,5 km de Jeleznoye, alors que les positions de l’armée ukrainienne ne sont qu’à 1,5 km. Or l’obus qui a tué sa petite-fille n’a mis que trois à cinq secondes à arriver d’après la grand-mère.

Bien trop court pour que l’obus vienne des positions de l’armée de la RPD (un obus de ce calibre va à une vitesse d’un peu plus de 500 m/s, soit 3 secondes pour une distance de 1,5 km, et 7 secondes pour une distance de 3,5 km).

Résultat, la grand-mère accuse publiquement les Forces Armées Ukrainiennes d’avoir tiré cet obus, et donc tué sa petite-fille, et non l’armée de la RPD comme les officines de propagande ukrainiennes (oups pardon les médias ukrainiens) tentent de le faire croire.

Voici le reportage complet sur la chaîne ТСН, et voici l’extrait contenant l’interview de la grand-mère sous-titrée :


Bien sûr la présentatrice télé essaye après de sauver les meubles, mais il y a des précédents.

Le 11 mars 2017, l’armée ukrainienne bombarde Avdeyevka qui est sous son contrôle, et en accuse la RPD. Là encore, le lendemain, quand le journaliste de ТСН vient au contact des habitants, la réponse est tout sauf plaisante pour les autorités de Kiev.

Face caméra les habitants disent leur dégoût de l’Ukraine et accusent clairement l’armée ukrainienne d’avoir tiré sur la ville :


Ces échecs à répétition de la propagande ukrainienne se multiplient, qu’il s’agisse des informations sur les pseudos bombardements de l’armée de la RPD, ou sur les pseudos conquêtes de l’armée ukrainienne.

Ainsi, la semaine dernière, les médias ukrainiens glosaient sur la prétendue conquête du village de Petrovskoye (situé en République Populaire de Donetsk), par l’armée ukrainienne.

Un énième délire du commandement ukrainien, qui fut vite démenti, preuves à l’appui, par le service de presse de l’armée de la RPD qui s’est rendu sur place :


Suite à toutes ces gabegies, à défaut d’arriver à cacher ses crimes sur le plan médiatique, Kiev essaye de les cacher aux yeux de l’OSCE.

Si les tirs sur les drones de la mission de surveillance par l’armée ukrainienne sont fréquents, cette fois, les FAU n’ont rien trouvé de mieux à faire que de bombarder la zone de lancement du drone à coup de mortiers, pour empêcher l’OSCE de voir la présence d’armes interdites près de Dzerjinsk ! Mettant par là même en danger la vie des observateurs de l’OSCE.

Bien sûr le commandement ukrainien a accusé la RPD de ce tir de mortier, et les représentants ukrainiens au sein du CCCC ont refusé d’enregistrer ce bombardement.

Voilà comment l’armée ukrainienne « libère » la population du Donbass en tirant sur les civils, y compris dans les zones qu’elle contrôle, et comment elle « respecte » les accords de Minsk, en tirant sur les observateurs de l’OSCE pour qu’ils ne voient pas leurs autres violations de ces mêmes accords.

Christelle Néant

Suivez DONi Press en français sur Telegram pour être sûr de ne jamais rater d'information.

DONI actus

Comments: 1 Comment

1

Comment

  • Comment by Théo Chapaate. on 1 Jun 2018

    Il est vrai qu’après avoir pris un obus de 122 mm on se trouvé libéré de toutes contingences humaines, mais ce n'est peut etre pas la meilleure façon de se faire des amis.
    Les libérateurs seront sûrement très "chaleureuresement" accueillis.

Post a comment

View More