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MH17 - Présence d’un avion militaire ukrainien et pas de BUK le 17 juillet 2014

MH17

Le 7 septembre 2018, lors des célébrations de la libération du Donbass à Saour Moguila, nous avons eu l'occasion d'interviewer un soldat qui y a combattu en juillet 2014, lors du crash du vol MH17.

Ce soldat, surnommé " Som ", nous a donné des informations importantes sur ce qu'il a vu ce jour-là depuis la colline, mais aussi sur les missiles BUK et les avions militaires ukrainiens.

Il a déclaré à plusieurs reprises que la milice n'avait pas de système BUK, mais seulement des MANPADS, et que s'ils avaient eu des BUK, ils auraient tiré sur les avions militaires ukrainiens qui les bombardaient chaque jour.

« Chaque jour, un avion venait ici pour nous bombarder. Si nous avions eu un système BUK, nous ne l'aurions pas abattu ? Ils venaient ici tous les jours et bombardaient. Et nous ne les avons pas abattus une seule fois. Nous n'avions pas de BUK à l'époque. Il n'y avait rien pour abattre l'avion. Nous avions des systèmes portables de missiles antiaériens », a-t-il déclaré.

« Si nous avions eu au moins un BUK. Il y a quatre roquettes. Cela aurait été suffisant pour abattre quatre avions », a-t-il conclu.

De plus, il nous a confirmé que la zone était encerclée par l'armée ukrainienne. Si un BUK russe se trouvait à Pervomaïski (à 6 km de Saour Moguila), comme le prétendent le DSB et le JIT, les forces armées ukrainiennes auraient pu facilement le voir et le détruire.

Ses réponses sont parfaitement logiques et elles mettent en évidence les lacunes des conclusions de l'enquête officielle.

Il a également déclaré qu'il avait vu quelque chose tiré du nord-ouest, mais cette roquette (ou quoi que ce soit d'autre), a volé vers l'est et n'a jamais été en contact avec le MH17. Ce qui est intéressant, c'est qu'un système BUK ukrainien était stationné dans cette direction : à Zarochtchenskoye.

Par ailleurs, confirmant de nombreux témoignages de civils, il nous a dit que, le 17 juillet 2014, comme tous les autres jours, des avions de combat ukrainiens volaient dans le ciel de Donbass et pilonnaient la colline de Saour Moguila, qui était aux mains de la milice de la République Populaire de Donetsk (RPD).

Voir l’interview complète, sous-titrée en français :


Outre les témoignages de civils, nous devons rappeler à nos lecteurs les informations qui ont été divulguées l'année dernière sur la présence de trois avions de combat ukrainiens dans le ciel du Donbass ce jour-là, et les ordres du SBU de cacher ce fait en réduisant les témoins au silence...

Ceci est également confirmé par la condamnation en Ukraine d'un homme qui avait appelé ses proches en RPD pour leur dire que des avions militaires allaient venir les bombarder le 17 juillet 2014.

Le fait de faire taire les témoins a été confirmé par les habitants de Grabovo, qui ont refusé de témoigner devant la caméra de la présence d'avions militaires ukrainiens ce jour-là, parce qu'ils connaissaient des gens qui l'ont fait, et ne sont jamais revenus après leur voyage en Ukraine pour voir leur famille !

Si ces avions de combat n'ont rien à voir avec l'accident, pourquoi Kiev ment depuis le tout début, prétendant qu'aucun de leurs avions de combat ne volait ce jour-là dans la région de conflit ?

Pourquoi l'Ukraine prétend qu'elle n'avait pas de radar primaire en état de fonctionnement dans la région ce jour-là, alors qu'Eurocontrol (dont l'Ukraine est membre) prétend n'avoir jamais reçu de notification de Kiev concernant cette désactivation de ses radars (ce que l'Ukraine aurait dû faire). Soit l'Ukraine a menti à Eurocontrol, en omettant de mentionner que ses radars étaient hors service, soit elle a menti au DSB et au JIT. Mais dans les deux cas, Kiev a menti.

Par ailleurs, lors de sa conférence de presse de ce mois-ci, le ministère russe de la Défense a fourni une carte des radars ukrainiens qui étaient actifs le 17 juillet 2014, dans la zone de conflit. Il est impossible que la totalité de ces stations radar aient eu un radar primaire (basé sur l'écho de l'avion) hors service.

Radars ukrainiens

L'Ukraine disposait donc de données radar primaires. Pourquoi ne les ont-ils pas montrées ?

Réponse : parce que ces données radar auraient montré que des avions militaires ukrainiens volaient et bombardaient la région ce jour-là, et peut-être même plus (un radar secondaire ne peut voir un avion militaire si son transpondeur est éteint, ce qui est le cas pendant les missions de combat, mais un radar primaire le verra).

Comment le JIT peut-il se fier à un tel "membre de l'équipe" pour enquêter et croire les preuves fournies par un pays qui ment sans cesse ?

Cette question est plus que jamais d'actualité, maintenant que le ministère russe de la Défense a apporté la preuve que les pièces de missile BUK présentées par le JIT étaient ukrainiennes. Soit ce BUK est celui qui a abattu le MH17 et donc Kiev est coupable (ce qui invalide totalement l'enquête officielle, parce que le coupable y a participé), soit l'Ukraine a menti et a fourni cette pseudo-preuve au JIT pour faussement accuser la Russie, ce qui détruit définitivement la crédibilité de l'équipe d'enquête.

Dans les deux cas, la crédibilité de l'enquête officielle a été complètement anéantie, et aucun tribunal normal ne pourrait utiliser ces documents pour juger qui que ce soit.

Pendant ce temps, les familles des victimes attendent que justice soit faite, plus de quatre ans après la catastrophe.

Christelle Néant

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