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« Je n'ai plus la force d'endurer les humiliations et les tortures » - Daria Mastikacheva, prisonnière du SBU, est en grève de la faim

Darya Mastikasheva, prisonnière du SBU, est en grève de la faim

Il y a un mois, j'avais parlé du cas de Daria Mastikacheva, enlevée puis torturée par le SBU, dans ce qui semble être une tentative de faire taire son compagnon, Sergueï Sokolov, qui enquête sur la tragédie du MH17, et sur d'autres affaires qui concernent l'Ukraine post-Maïdan.

J'avais alors espéré que la médiatisation de son cas par Human Rights Watch permettrait de la faire libérer, ou, à tout le moins, d'atténuer les mauvais traitements que le SBU lui fait subir. Malheureusement, il semble que cela n'est pas le cas.

Le 21 octobre, la version russe du site de Russia Today a publié une lettre de Daria qu'elle a réussi à obtenir.

Lettre de Darya

La lettre date de la veille, et est adressée à la mère et au fils de Daria. Dans celle-ci, Daria dit qu'elle n'a plus la force d'endurer le harcèlement et les humiliations que lui infligent les employés du SBU, et qu'elle ne pense pas pouvoir sortir vivante de prison.

La semaine précédant cette lettre, Daria a commencé une grève de la faim pour protester contre le traitement arbitraire qui lui est infligé par les autorités ukrainiennes. C'est après qu'elle a commencé cette grève de la faim que la prison de Dnipropetrovsk, où elle se trouve, a autorisé la remise de cette lettre.

Dans le même temps, son compagnon, Sergueï Sokolov, s'est tourné vers les organisations internationales de défense des droits de l'homme, et le Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l'Homme afin d'enquêter sur les méthodes de Kiev, et obtenir la libération de sa compagne.

Voici la traduction de la lettre :

« Chère maman, et Danya !
Je n'ai plus la force d'endurer les humiliations et les tortures du SBU. N'ayant droit à aucune protection ni même à un traitement humain, j'ai décidé de faire une grève de la faim pour protester contre la tyrannie des salauds qui m'ont kidnappée et torturée, puis m'ont jetée en prison et se moquent de moi ici !
Je ne sais pas combien de temps il me reste, mais comprenez s'il vous plaît, que je prends cette mesure extrême, car aucun droit, aucune loi en Ukraine ne sont appliqués. Il n'y a que la peur et la violence !
Dans cette cellule terriblement froide, humide et sombre, je rêve de toi et de Danya. Je voudrais tant vous embrasser !
Je suis sûre que Gritsak [le chef du SBU, Vassily Gritsak - RT], Kritsine, Éna [les noms d'employés du SBU - RT], ainsi que tous ceux qui se sont moqués de moi, recevront un jour la punition qu'ils méritent ! Au revoir maman, fais des câlins et des bisous à mon fils !
Ta Daria.
20/10/2017
"

D'après des informations publiées par RT, le ministère de l'Intérieur ukrainien a reconnu le fait que Daria a été torturée, et la police aurait lancé une enquête pour blessures intentionnelles, torture et emprisonnement illégal. Mais malgré cette procédure, l'accusation délirante de collaboration avec les services secrets ruses contre Daria n'a pas été abandonnée, et elle n'a toujours pas été libérée.

Au contraire, cela a provoqué un regain de pression de la part des enquêteurs, qui essayent de prouver à tout prix que leur procédure abusive est justifiée. C'est à la suite de ces nouvelles pressions que Daria s'est lancée dans cette grève de la faim, qui fait craindre le pire à son compagnon, Sergueï Sokolov.

« Néanmoins, le dossier sur les faits de torture n'a pas fait l'objet d'une enquête, car dans ce cas ils doivent retirer toutes les accusations sur Daria. Le résultat est qu'ils n'ont trouvé aucune preuve de ses activités illégales, mais ils continuent à exercer des pressions. La grève de la faim signifie en fait un suicide à petit feu. Daria est sortie de tous ces outrages avec une santé sérieusement affaiblie. Elle souffre de migraines constantes et a des problèmes avec ses reins. J'ai peur que Darya ne meurt de cette grève de la faim », a ainsi déclaré son compagnon.

Tout comme Sergueï Sokolov, je suis extrêmement inquiète pour le sort de Daria. J'en appelle à tous mes lecteurs afin qu'ils se mobilisent, pour faire pression sur leurs élus, le Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l'Homme, et à toutes les instances internationales (OSCE, APCE, UE) qui ont le pouvoir de faire pression sur Kiev.

Écrivez-leur, des dizaines, des centaines d'e-mails, pour qu'ils agissent. Si nous ne faisons rien pour libérer Daria, elle va bientôt mourir en prison, en laissant un compagnon et un enfant derrière elle.

Exemple d'e-mail que vous pouvez envoyer :

Sujet : URGENT - Case of Darya Mastikasheva in Ukraine

"Dear Sir, Dear Madam,

I just discovered, with great horror, that Darya Mastikasheva, this mother who was kidnapped in Ukraine and tortured by SBU in August, is still in prison despite the fact that her arrest was totally illegal. Even worse, despite the report which was made by HRW (https://www.hrw.org/news/2017/09/15/ukraine-woman-detained-held-incommunicado-tortured), she is still submitted to humiliations and tortures (see https://russian.rt.com/ussr/article/441733-mastikasheva-golodovka-ukraina-siloviki-gosizmena ).

Following these new pressures put on her, Darya has launched a hunger strike which could lead to her death. I strongly appeal to you. Please put pressure on Kiev, to force Ukraine to respect human rights and its own laws. If Darya is not quickly liberated, she will die in prison from the bad treatments she receives there!!!

Thanking you in advance.

Sincerely yours."

Christelle Néant

DONI actus

Comments: 1 Comment

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  • Comment by Julia Cerisi on 29 Oct 2017

    Chère Christelle, Human Rights Watch et Amnesty seraient des ONG financées majoritairement soit par la fondation Clinton, soit par George Soros, dans le but de pouvoir déstabiliser certains régimes qui pourraient se révéler gênants ou qui manifestent une souveraineté ou une indépendance par rapport à l'impérialisme américain ou européen ( selon une étude bien renseignée). Le droit-de-l'hommisme est un argument imparable (qui serait contre ?), et à ce titre, une couverture vertueuse utilisée pour qualifier crimes de guerre ,tortures, et enlèvements selon qu'ils viennent d'un bord ou de l'autre.Ils seront selon les cas, soit tout à fait occultés, soit mis en avant par un concert bien orchestré de propagande. Ces ONG bien intentionnées servent aussi d'appui logistique, de centres de propagande et de manipulation des foules, préparant les coups d'état et atteintes à la souveraineté des pays qui dérangent la politique des immenses profits du commerce "libre et non faussé" propre aux régimes proclamés "démocratiques". A l'origine, l'envoi de Kermit Roosevelt en Iran en 1953, selon un plan conjoint des USA et de la Grande Bretagne en vue d'y perpétrer un coup d'état, aboutit au renversement de Mossadegh. Cette méthode n'est pas différente de celle qui aboutit en Février 2014 à Kiev à renverser le président légitimement élu, président favorable à la Russie, pour mettre en place un gouvernement appuyé par les bataillons nazis, répandant tortures, enlèvements, pogroms et terreur afin de faire taire toute opposition. Ce même George Soros, qui a financé ce coup d'état de Kiev à coups de milliards de dollars et qui ne s'en cache pas, finance AUSSI les ONG brandissant les droits de l'homme et la démocratie. Pour les personnes qui douteraient encore des exactions, crimes de guerre, tortures, et génocide commis à l'encontre de la population russophone dans l'est de l'Ukraine depuis 2014, lire : " Ukraine, le coup d'état fasciste orchestré par les Etats-Unis ", sous la direction de Stephen LENDMAN, éditions DELGA, paru en 2014 aux Etats-Unis puis en 2015 pour l'édition en français, écrit par différents auteurs universitaires et chercheurs. Les milliers de morts ou le million de réfugiés ayant dû fuir le Donbass n'ont pas été montrés et ont été dûment occultés par les medias en France, conformément à la propagande "démocratique".

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