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AntiBellingcat publie la 2e partie de son rapport de démystification des mensonges sur le crash du MH17 dans le Donbass

Le journal en ligne segodnya.ru et une équipe de volontaires et de bloggeurs russes, continuent leur enquête sur le crash de l'avion de ligne malaisien le 17 juillet 2014 dans le Donbass, en démystifiant les mensonges propagés par les auteurs du soit-disant « rapport Bellingcat ».

Dans la première partie de leur enquête, judicieusement intitulée « Rapport AntiBellingcat », ils ont démystifié une grande quantité de photos et de matériel vidéo falsifiés, ainsi que des « témoignages » très douteux présents dans le rapport Bellingcat.

Dans leur rapport de novembre 2014 intitulé « Buk 3x2: Mystère du chiffre manquant », Bellingcat a insisté sur le fait que le système de missile antiaérien Buk-M1 automoteur, qui a abattu l'avion malaisien, appartenait à la 53e brigade antiaérienne russe basée dans la région de Koursk.

Faute d'arriver à déterminer le deuxième chiffre sur le côté du Buk remorqué, ils l'ont juste désigné comme étant le « Buk 3x2 ».

Cette fois, les « experts » de Bellingcat ont comparé les photos d'un système Buk faites lors d'une marche en juin 2014 par la 53e brigade antiaérienne dans la région de Belgorod en Russie, avec celle d'un Buk faite par le tabloïd Paris Match près de Donetsk. Ils ont ignoré l'absence totale de toute preuve ou témoin oculaire rapportant qu'une colonne de Buks ou même un seul ait traversé la frontière ukrainienne. Il n'y a eu aucune mention d'un Buk avec les chiffres 3x2 sur son côté trouvée sur les réseaux sociaux.

De plus, la célèbre photo d'un Buk russe, prétendument ramené du Donbass en Russie, présenté par les responsables ukrainiens a été, en réalité, faite à Donetsk le 19 Mars 2014. En comparant les bosses et les rayures visibles sur les Buks montrés sur ces photos, les spécialistes de Bellingcat ont raté un détail important prouvant que le Buk appartenant à la 53e brigade antiaérienne russe portant les chiffres 3x2 sur son côté, et celui qui est déplacé sur une remorque en Ukraine, sont deux armements différents !

Le Buk photographié à Belgorod dispose d'un côté abaissable à l'arrière, qui est totalement absent sur le Buk remorqué que montre la photo faite en Ukraine. Cela signifie que les allégations de Bellingcat sur le fait que le Buk 3x2 (ou 332) appartenant à la 53e brigade antiaérienne russe aurait quoi que ce soit à voir avec le crash de l'avion de ligne malaisien du 17 Juillet 2014 ne tiennent tout simplement pas la route.

Juste après la tragédie du 17 juillet, les autorités de Kiev ont insisté sur le fait qu'il n'y avait aucun système antiaérien ukrainien dans les environs de la zone du crash.

Ce qui n'est pas vrai, puisque l'armée ukrainienne avait annoncé précédemment qu'elle contrôlait totalement l'espace aérien de la zone de conflit.

Les auteurs du « Rapport AntiBellingcat » ont publié des captures d'écran d'un programme télévisé ukrainien diffusé le 16 juillet 2014, qui montre un système Buk automoteur complet avec une station radar. Sur une photo venant d'un autre programme télévisé ukrainien, qui a été diffusé le 14 juillet 2014, on peut clairement voir un Buk 9A310M1 déplacé sur une remorque. Il y a aussi des photos prises le 15 juillet 2014 et postées par des soldats ukrainiens, qui montrent des éléments d'une batterie de Buks utilisés par l'armée ukrainienne.

Les auteurs du « Rapport AntiBellingcat » en ont conclu que le missile qui a abattu l'avion de ligne a été lancé de Zaroshchenskoye, et non Snejnoe comme les experts de Bellingcat le prétendent.

Une analyse approfondie des matériaux disponibles sur internet indique que l'armée de Kiev avait déployé des systèmes anti-aériens dans le Donbass depuis le 14 Avril 2014. En juillet, il y avait plusieurs batteries de missiles Buk-M1 stationnées dans la région. En juillet 2014, les indépendantistes ont trouvé une carte appartenant au commandant de bataillon d'une brigade aéromobile ukrainienne qui datait du début de ce mois. La carte montre les positions d'un Buk-M1 qui, selon les experts d'Almaz-Antei, aurait tiré le missile qui a abattu l'avion malaisien. La carte ne donne aucune indication sur le numéro de l'unité militaire à laquelle le Buk appartenait, mais il est clair au-delà de tout doute raisonnable que le Buk appartenait au 156e régiment de défense anti-aérienne des forces armées ukrainiennes. Et alors qu'un représentant militaire de la République Populaire de Donetsk, Edouard Bassourine, a dit qu'il était prêt à mettre à disposition la carte pour examen et authentification, l'information a été ignorée par les membres de l'équipe conjointe d'enquête.

Alexander Tazekhoulakhov, qui a servi en tant que commandant adjoint régional de la défense anti-aérienne en Russie de 2005 à 2009, a déclaré qu'il y avait environ 9 systèmes Buk en Ukraine.

« L'altitude où l'avion de ligne [malaisien] volait était trop haute pour tout autre système antiaérien au sol. Je pense que c'était une erreur tragique, » a-t-il déclaré. « Beaucoup affirment que l'état de l'armée ukrainienne était si mauvais à cette époque, que leurs équipes anti-aériennes ne pouvaient pas réussir. En tout cas, je pense qu'un profane ne peut tout simplement pas manier ce système, mais même un professionnel peut faire une erreur. Je suppose qu'ici il s'agit d'une erreur humaine. »

Alexander Tazekhoulakhov a déclaré que d'après Almaz-Antei, le missile aurait pu être tiré de Zaroshchenskoye qui, d'après les rapports des médias, était sous contrôle de l'armée ukrainienne.

« [Le secrétaire d'État John] Kerry a dit qu'il avait des preuves irréfutables de ce qui s'était réellement passé ce jour là, mais depuis deux ans nous attendons toujours de voir ces preuves. Je pense que cette situation joue directement pour Kiev, » a noté Tazekhoulakhov.

Il a jouté qu'il pensait toujours que c'était une erreur tragique et a expliqué comment un Boeing pouvait être pris pour un avion de transport militaire.

« Je pense que la seule façon pour nous d'apprendre la vérité c'est lorsqu'il y a des gens qui veulent la trouver. Les familles des victimes veulent savoir la vérité, » a déclaré Alexander.

« Je crois que l'état ukrainien porte l'entière responsabilité de ce qui est arrivé. Après que l'avion se soit écrasé, tous les services internationaux auraient du arriver sur place, boucler le site de l'accident et commencer à recueillir les preuves. Comment est-il possible que les Néerlandais aient mis quatre mois avant d'avoir quelque chose entre les mains ? » s'interroge-t-il.

« Ma conclusion est que l'Ukraine a quelque chose à cacher et que c'est à eux d'assurer une enquête impartiale, » a indiqué Alexander Tazekhoulakhov.

Plus d'informations : The falsification of Open Sources About MH17: Two Years Later

Sources :
http://www.segodnia.ru/content/179842

http://sputniknews.com/russia/20160920/1045517397/mh17-lies-report.html

Agence DONi News / Traduction depuis l'anglais par Christelle Néant

DONI actus

Comments: 1 Comment

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  • Comment by Vincent Mondolfo on 22 Sep 2016

    C'est évident que ces les soudards ukainiens qui sont responsables

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